jadlat2
Entre l’ordre et le chaos : la représentation des réseaux et la sérendipité

Hier lors de la formation à la cartographie de l’information sur le web, par ailleurs excllente, Franck Ghitalla de webatlas, a parlé des représentations des réseaux par cartographie autour de deux concepts, le cluster (ou l’agrégation, l’amas, le paquet etc.) et la distance (ou le diamètre du réseau).

Dans les réprésentation, il a d’abord parlé de l’amas dans lequel chaque nouveau noeud arrive en périphérie du cluster et tend à se relier avec ses voisins. dans une représentation de ce type, les distances entre noeuds les plus éloignées vont facilement dépasser les 12 degré, ce qui ne correspond pas aux études effectuées sur le web sur de grandes masses de données où l’on s’aperçoit que la distance est au maximum de 8 degré (cf.

Il a ensuite parlé de la représentation par ramdomisation (par le hasard, l’aléatoire). Les relations sont structurées par le hasard. La représentation est terminée quand il y a autant de noeuds que de lien, signifiant ainsi que tous les noeuds sont reliés entre eux par au moins un lien. Dans ce modèle la distance est acceptable, le cluster moins.

— En économie, si je suis Duflot, la ramdomisation c’est l’étude comparée de deux populations cibles, dont une témoin et l’autre à laquelle on applique un protocole d’étude —

Et puis il y a un entre deux qui représenterait les réseaux comme des cliques reliées par quelques liens épars.

Ce modèle d’organisation renvoie à mettre le curseurs entre l’ordre et le chaos. Le premier modèle serait l’ordre absolu, hiérarchique et dans lequel les noeuds profonds ne communique pas entre eux, c’est ce qui explique la longue distance entre chaque noeud. Le second serait le modèle du chaos dans lequel aucune règle ne fixe l’agrégation si ce n’est la nécessité que tout soit relié par au moins un point. La distance devient alors acceptable mais ne reflète pas la réalité des agrégats.

Enfin le modèle intermédiaire tend à rechercher les hubs et les cliques et mixent ordre et chaos. Les cliques sont alors un regroupement affinitaire (intérêt pratiques, sentiment, mots clés…) et les hubs sont ceux qui sont fortement liés à l’intérieur du hub.

Ce qui devient alors intressants :

- c’est de regarder les frontières pour voir ce qui bornent les cliques

- c’est de repérer ceux qui, dans les cliques, ouvrent vers l’extérieur et tenter ainsi de définir les parentés, les analogies, les transversalités et qui font rentrer l’information dans le système lui évitent ainsi de devenir endogène.

- et par là de remarquer ce qui naît, aux périphéries des cliques

Outre de laisser une trace de cette formation, l’écriture de ce billet est motivé par la trouvaille de cette image dans l’article sérendipité de knowl

C’est assez récurent chez moi cet art de trouver quelque chose qui répondent à la découverte récente d’un nouvel axe d’apprentissage, la serendipité on vous dit.

Dans cette image, on retrouve donc nos deux premiers modèles et l’auteur de Knowl de nous dire que la sérendipité réside dans le deuxième schéma, c’est à dire l’aléatoire des mises en relation.

Et si…

Et si elle se trouvait plutôt dans le niveau intermédiaire quand on sort de sa clique ? Je pense que la sérendipité est une compétence supérieure du chercheur d’information et non une simple donnée aléatoire accessible à tous comme le laisserait supposer le modèle aléatoire.

Je pense que c’est une compétence supérieure car elle demande de reconnaître et d’analyser la découverte.

Je pense qu’il ne peut y avoir de sérendipité sans reconnaissance du besoin d’information et que la sérendipité n’est finalement que la formalisation de ce besoin d’informations a posteriori

Je pense qu’il ne peut y avoir de sérendipité sans métacognition, c’est à dire sans mise à distance de pourquoi j’ai trouvée cette information par sérendipité.

Est-ce que le modèle des cliques n’expliquerait pas finalement ce qu’est la sérendipité comme l’art de faire des liens vers l’extérieur de sa clique, vue comme son propre système de connaissance, ses certitudes, ses points de vue etc.

Sur la sérendipité, voir

http://knol.google.com/k/la-s%C3%A9rendipit%C3%A9#

http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9

http://www.diigo.com/user/jadlat/s%C3%A9rendipit%C3%A9

http://www.diigo.com/user/jadlat/heuristique

http://www.diigo.com/user/jadlat/hi%C3%A9rarchie

http://www.diigo.com/user/jadlat/analogique

http://www.diigo.com/user/jadlat/m%C3%A9tacognition

http://www.diigo.com/user/jadlat/%22besoin%20d%27information%22

http://fr.wikipedia.org/wiki/Besoin_d%27information

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8les_cognitifs_de_la_recherche_d%27information

Maj, 2 minutes après : je découvre sur la visualisation de l’information ce doc que je vais m’empresser de travailler

http://www.as-map.com/blog/2010/02/22/visualisation-de-linformation-panorama-inis-2006/

Les veilles que je suis - sédimentation

les liens vagabonds de mediawatch : par exemple  celle du 27 avril

Les icebergs de Outils froids : le dernier sur l’intelligence économique par exemple

Les gazouillis d’intelligence connectées : par exemple celle-ci

Le bouillon des bibliobsédés

aaaliens

ma communauté sur twitter

mes planetaki : BD, doc, outils, emplois

la veille de secret2moteur

la veille d’apprendre2.0

la veille de planetelearning

la veille sur les technologies du langage

la veille de blogdetad

la veille idnum sur diigo

Les bundles feedbruné de G-reader économie de la connaissance, enseignement supérieurtechnologies intellectuelles, Collaboratif, fictionsformations, identité numérique, littératies, marketting, personnal branding, social learning - PKM - PLE, veille-IE, éducation,

“Du référencement par sédimentation à la recommandation en temps réel”

j’emprunte le titre de ce billet à “demain tous journalistes” qui présente Twikio, le nouvel algorithme de wikio pour intégrer le temps réel.

Je n’ai pas encore été lire le bilelt de Jean Véronis auquel il réfère probablement mais tous les derniers évênements, notamment en ce qui concerne les nouveauts chez Facebook vont dans le même sens :

Son constat aujourd’hui est qu’il y a de moins en moins de liens.

Mais surtout que ce système de “ranking” basé sur les liens est de moins en moins efficace pour évaluer la pertinence des contenus. Pourquoi ? Parce que nous sommes passés d’un web sédimenté à un web en temps réel.

En 10 ans, on est passé de la recommandation des moteurs de recherche (le PageRank de Google) à celle des médias sociaux comme Twitter et Facebook.

La fin de l’hypertexte au profit de la recommandation d’après les différents observateurs facebookiens.

http://fr.readwriteweb.com/2010/04/22/a-la-une/nouveau-facebook-est-diabolique

http://fr.readwriteweb.com/2010/04/26/a-la-une/nouveau-facebook-guide-complet-les-diteurs-les-annonceurs-les-utilisateurs-concurrence

http://blog.hugoroy.eu/2010/04/24/pourquoi-je-nutiliserai-plus-facebook

Ce qui revient aussi sur les stratégie des deux acteurs principaux du web. Le partenariat Bing/yahoo (pas sur que cela soit d’actualité encore) couplé au partenariat Microsoft/facebook - Bing et son avancée dans le sémantique avec Powerset - yahoo et sa base de données et ses services sociaux (dont flickr) - et enfin les annonces facebook vers l’authentification globale, la personnalisation sur le profil facebook et la direction prise vers un sémantique light et opérationnel dans le cadre de sa stratégie propre.

Pendant ce temps, Google essaie d’architecturer ses applications autour de plusieurs strates de connection : les profils, les authentifications, les api… Innove à tout va fonctionnelleemnt et essaie de travailler sur le prochain mail, c’est à dire le coeur d’Internet au final. Pas étonnant que Facebook travaille également sur un mail plus pertinent que sa boite actuelle.

Dernière chose, la fin de l’hypertexte annoncé dans ce billet (ou plutôt le changement d’économie) avec en parallèle la fin des blogs annoncé (ou plutôt leur majorité fonctionnelle épanouie) , avec en parallèle la fin des commentaires sur les blogs signalées ici et là [maj] avec pourquoi pas la fin des services web utilisant un site internet remplacé par des applications sous forme de widget (ou alors la mort de l’explorateur remplacé par des widgets - même article)[/maj] dessine la fin d’un cycle, celui du web2.0, voire la fin du web social si j’en crois ce que dit Alexis Mons.

maj sur facebook vu chez http://mediawatch.afp.com/?post/2010/04/27/Liens-vagabonds-27-avr

http://www.readwriteweb.com/archives/why_newspapers_need_to_heed_facebook_now.php

http://www.clickz.com/3636220

http://blog.brightcove.com/en/2010/04/facebook-and-emergence-socially-validated-web

maj2

http://www.fredcavazza.net/2010/04/28/facebook-va-t-il-revolutionner-le-web/

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/04/27/utiliser-facebook-comme-source-d-informations_1343578_651865.html

Connaissance : une histoire de relations

Je viens de lire le livre de Lionel Naccache, Perdons-Nous connaissances, que je recommande à tous ceux qui travaillent sur cette notion de connaissances, qu’ils s’agissent des enseignants ou des professionnels de l’informations ou des professionels du KM.

Cette lecture m’a conforté dans la plupart de mes intuitions concernant ce sujet. notamment que la connaissance a à voir avec un triple processus de fiction du sujet (je est une fiction), d’interprétation du monde/d’accomodation au monde, et de croyance.

Enfin que la connaissance, si intimement lié au sujet est donc lié à l’identité du sujet et à l’action mais aussi aux relations, terme générique pour parler de tout ce qui lie deux agents quelque que soit leur nature.

j’ai toujours été frappé par l’usage du mot connaître dans trois situations qui me semblaient très fortement reliées sans que je puisse me l’expliquer :

- Pourquoi David a-t-il connu Judith ? Le sens biblique du terme

- Pourquoi je peux connaître à la fois des choses et des gens ?

- Pourquoi faut-il que je me connaisse moi-même ?

Ils se trouve que ces trois questions sont au coeur de l’ouvrage de Naccache.

A ces trois aspects, se rajoutent le processus de connaissance/reconnaissance que l’on trouve dans le couple numérique à la mode aujourd’hui : identité numérique/e-réputation

La connaissance est donc quelque chose d’intime, de lié aux sujets et à l’autre comme à soi. La connaissance suppose donc une transformation de l’individu d’un état x à un état x’ et cette transformation suppose entre les deux état l’intervention d’un objet y (Naccache).

Ces trois questions me rappellent mon travail de maîtrise d’histoire sur Saint Bernard et l’amitié. Pour caractériser ce qu’était l’amitié au moyen-âge, j’ai été amené à lire des textes anciens (Ethique à Nicomaque d’Aristote, Le banquet de Platon, la règle de Saint Benoit, le de amicitia de Ciceron, le De spirituali amicitia d’Aereld de Rievaulx) dont je conseille la lecture aujourd’hui à tous ceux qui s’intéresse au web social.

A cette occasion j’avais lu un livre d’un psychanaliste chrétien (nom? titre?) sur les trois types d’amitié/amour : Eros, Philia, Agapè ou plutôt l’enrichissement de la notion d’Eros platonicien en philia aristotélicienne et sa transformation en agapè chrétienne (rapide raccourci). En faisant une recherche, je m’aperçois d’ailleurs que je n’avais pas lu alors le titre de André Comte-Sponville. Voir aussi ce diapo du café philo. Il y a aussi un texte sur calaméo signé de Michel Fromaget qui semble très orienté théologie. Sur ce sujet, je ne suis pas capable d’aller plus loin.

Pour revenir sur la connaissance, ne peut-on alors mettre en relation ces trois questions posées avec ces trois état de la relation à l’autre/à soi.

La connaissance comme intimité (Eros/philia) de l’autre ; la connaissance comme intimité de soi (agapè).

Ce que j’écris aujourd’hui n’est pas creusé, ni très bien exprimé. Il me manque beaucoup de chose pour arriver à exprimer cela (temps, lecture, connaissances philosophiques…) mais je trouve que c’est un projet de connaissances enthousiasmant.

Ne jamais oublier le message fondamentale de Lionel Naccache : la connaissance est un poison mortel car elle conduit à soi. Et ce qui en découle pour aujourd’hui, pourquoi l’avons-nous oublié ? Et pourquoi valorisons-nous la connaissance aujourd’hui ? Et de quoi parle-t-on quand on parle de connaissance ?

Si vous avez des lectures à me conseiller, je prends !

Mais qu’est-ce qu’on va foutre sur Facebook ?

J’ai eu une formation hier avec vagabondages sur les réseaux sociaux, plus particulièrement orienté bibliothèque2.0.

Et effectivement on a remarqué que parmi les abonnés des pages facebook de bibliothèques ou les comptes twitter, on trouvait quand même des têtes connues (j’ai les noms). Et finalement la question qui se posait, est-ce que nous avions vraiment des usagers de la bibliothèque dans ces profils.

On a créé une page facebook pour le CDI que l’on a pas vraiment vendu. On l’a créé au moment du concours sur l’Inde qui nous a valu un peu d’interaction en physique avec les élèves. On a alors essayé de se servir de cette activité pour lancer notre page. Sans résultat. Sur les 9 abonnés, nous avons soit des copains, soit un ancien élève qui en plus est le fils d’une collègue. Bon c’est pas génial ! Et c’est loin des chiffres affichés par les bib qui ont bien markettingué sur le web leurs outils communautaires.

Et puis il y a ce billet de bibliothèque 2.0 qui lève le voile sur la réalité des chiffres : “80% des gens qui suivent le profil de la BM de Tlse sur twitter sont en gros : des (biblio)geeks”

Reste à trouver les 20% restant

L’objectif de cette politique de présence est de aller sur les lieux où sont les possibles usagers pour ensuite les faire venir sur nos lieux à nous. C’est louable et certainement loin d’être bête. Mais est-cer que ça marche ?

Et puis il y a ce billet de de Antoine Dupin ( http://antoine-dupin.com/leblog/communiquer-sur-les-medias-sociaux-les-statistiques-pour-vous-affiner) :

Une page facebook avec 200 000 abonnés n’est pas pertinente si ces derniers ne sont pas là pour votre produit, mais plutôt pour un jeux concours, comme en a fait les frais BNP. Vous cherchez dans une communication 2.0 une cible qualifiée, pas quantifiée. Le nombre importe peu tant qu’il n’y a pas d’interaction.

JE répète “LE NOMBRE IMPORTE PEU TANT QU’IL N’Y A PAS D’INTERACTION”

Antoine nous conseille d’utiliser des statistiques pour connaître d’abord les usagers avant de proposer ce dont ils ont besoin. Bin c’est sur en même temps, on ne peut avoir de statistiques que si on a un service en ligne - Alors la poule ou l’oeuf ? Les deux probablement !

Je repense à la discussion que j’ai eu avec Alain sur comment il a utilisé Facebook ? Il s’est appuyé sur un groupe d’élèves qui voulaient monter une assos. Il leur a proposé de faire un suivi par blog et eux spontanément ont proposé une page facebook. Et de fil en aiguille, une page facebook s’est créée pour le CDI qui a une soixantaine d’abonnés (chiffre de mémoire). Des abonnés réels !

On doit pouvoir utiliser Facebook mais à la condition de partir du réel de la bibliothèque et notamment du réel de ses interactions.

<maj lendemain> Je découvre ce billet de l’atelier “les communautés en ligne renforcent les liens avec le réseau réel” - tout est dans le titre</maj>

Avez-vous beaucoup d’interactions avec vos élèves/étudiants dans vos CDI/biliothèques ?

J’ai peur que la réponse soit négative chez nous en tout cas !

Comment fait-on en fait pour interagir ? Ce n’est pas juste de l’accueil, c’est sur mais comment fait-on vraiment ?

Questions en cours !

Est-ce que se confronter au danger n’est-il pas nécessaire ?

Ce billet est à propos d’un retour sur les pratiques des jeunes sur internet et sur la confrontation au danger dans les réseaux sociaux.

http://www.educnet.education.fr/veille-education-numerique/pratiques-des-jeunes-sur-internet-union-europeenne-france-etats-unis

” Une écrasante majorité de jeunes (93,1%) dit avoir été informée sur les risques du web. […] Pourtant, même avertis, les jeunes sont nombreux à avoir vécu une expérience fâcheuse ou désagréable sur Internet : 2 élèves scolarisés en primaire sur 3 et plus de 80% au collège et au lycée.”

Est-ce que ces expériences facheuses ne font pas parti finalement de l’apprentissage. A force de tout vouloir bordurer, on risque de ne plus voir la réalité.
De toute manière, c’est en expérimentant aussi le danger que l’on se construit. Dire les dangers n’a jamais empêché personne de s’y confronter. Et c’est en s’y confrontant que l’on apprend. C’est en se brûlant que l’on apprend la sensation de brûlure et non en écoutant les personnes nous dire que ça fait mal. On apprend alors dans l’expérience. Ne devrait-on pas alors accompagner dans le danger. Mettre en place des situations de danger.
Réflexions ?

Clash d’actu, 1. Google, Google, Google…

Deux actu se téléscope, dans l’un son auteur dit que Facebook a gagne et que Google est hasbeen, dans l’autre l’auteur annonce que Google a 20 ans d’avance sur le web de demain : la géolocalisation et le web local - Qui croire ?

Lu Facebook devient un enjeu stratégique pour la presse

Tout le monde le sait désormais, aux Etats-Unis, Facebook a détrôné Google en terme de fréquentation. Deux choses sont désormais évidentes : d’une part, après presque une décennie de domination du web par Google, une page est en train de se tourner sous nos yeux, celle du web social, qui se traduit aujourd’hui en chiffres qu’il est impossible de balayer de la main comme n’étant qu’un effet de mode….
…Aux Etats Unis, et sous peu partout ailleurs, le web est désormais avant tout un outil social…
…Le web n’en reste pas moins un gigantesque espace d’information, mais c’est l’accès à celle-ci qui va, les usages en pratique évoluant massivement, changer de façon radicale. L’accès à l’information du temps de Google était un but en soit, c’est en passe de devenir un sous produit d’une activité sociale qui prend désormais le dessus sur tout autre forme d’usage.

Lu sur Google teste un système de freemium sur Google Maps

Rapporté par Clubic, Google testerait actuellement un système d’icônes personnalisées et payantes représentants les commerçants sur les plans de Google Maps pour l’Australie. L’intérêt c’est que, moyennant paiement, les entreprises pourraient afficher un logo à l’endroit de leur boutique plutôt que l’icône générique habituellement affichée. C’est donc un système de freemium pur et simple, offrant une meilleure visibilité pour les entreprises acceptant de payer, mais sans pénaliser celles ne payant pas…
…N’oublions pas une chose : la mine d’or de demain est probablement à trouver dans la localisation des recherches et des publicités (qui, quand elles sont localisées, sont potentiellement mieux personnalisées). Google a donc compris que c’est là-dedans qu’il lui fallait investir, et notamment en terme de système de publicité. Google a probablement anticipé une montée progressive mais continue de sa recherche Google Maps via Mobile,…
…Ce jour là, la facilité d’accès géographique, fondamentale autrefois (il fallait que l’on voit l’enseigne du commerce de très loin, par exemple via des néon fluorescents et clignotants), deviendra secondaire face à la facilité d’accès sur le web (et donc, via les moteurs de recommandations que sont Google, mais aussi les systèmes de partage de localisations tels que Foursquare, TellMeWhere ou Gowalla
…La différence ici, c’est que la publicité n’est pas affichée à côté du résultat, mais en lieu et place de celui-ci. Google va donc avoir à trouver un moyen de mettre les résultats sur un pieds d’égalités, tout en employant un système de mise en avant qui n’altère pas l’ordre des résultats affichés…
La théorie de l’acteur réseau

Je découvre (via neuromancien je crois) ce site et cette théorie de l’acteur réseau porté par Bruno Latour (si j’en crois l’article).

J’aime bien cette approche car elle rejoint ce que je dis sur la bibliographie qui est avant tout la marque de l’appartenance à un réseau de chercheur.

Quand je dis ça aux élèves, je précise bien qu’ils sont des chercheurs à partir du moment où ils fournissent une bibliographie. A leur niveau certes, mais réellement.

Modèles économiques : passer du gratuit au payant

Je suis en train de lire  de Esther Duflo que je trouve passionnante. Voir notamment des extraits de sa conférence de presse sur la république des idées. (Voir en fin de billet une vidéo de cette conférence de presse.)

Je lis page 80-81 à propos des programmes de vaccination en Inde pour savoir ce qui empêche les personnes de réellement en profiter :

“ainsi la transformation d’une prestation gratuite en prestation payante, même si son prix est extrêmement bas; diminue fortement le nombre d’usagers”

Pourquoi tout à coup, cela me rappelle quelque chose ? C’est du premium ça non ? D’où la question essentielle du web : comment financer la gratuité ? Si on passait tout payant aujourd’hui, il est probable que le web s’effondrerait.

- la publicité : Google

- le premium : quelques usagers particulièrement retors (j’avoue j’ai payé pour viadéo)

- la vente de service aux entreprises (Exalead)

- la vente de biens en ligne (amazon et les autres)

- le micro-crédit - ce serait bien d’en l’esprit du web qui favoriserait des logiques de briques - des exemples ?

- le financement par des buisness angel pour lancer de nouveaux services - Une réussite pour combien d’échec ? Et quel retour sur investissement ?

- le mécénat (des exemples ?)

- la vente d’un objet et des services associé uniquement à cet objet - I-Phone - nespresso et donc le financement par le brevet - c’est la logique propriétaire.

- le modèle classique du libre : donner les objets et vendre les services

- le modèle partenarial (est-ce que le terme est valable, je ne sais pas) : la force de travail contre la surface sociale - des exemples ? - c’est typiquement le modèle du bénévolat et celui qui se rapprocherait de la logique du crowdsourcing - Je donne de l’information et j’attends en retour des gains sous forme de reconnaissance d’une expertise

- le modèle salarial : la force de travail contre un salaire - des exemples ? Cela doit pouvoir aussi être du ressort du libre puisque les développeurs sont payés pour faire ce qu’il font.

- le modèle R&D qui consiste à donner une partie de son temps de travail à de l’innovation - c’est les 20% de temps de travail que Google laissent à ses employés pour innover.

- Le modèle partenarial où des besoins complémentaires s’associe au bénéfice de chacun - (pas d’exemple en tête)

- la mise en place d’une chaine de production orchestrés par des services indépendants comme un diteur et un libraire en ligne

- des services aux services - paypal par exemple qui devient indispensable si on veut faire du commerce en ligne - mais aussi des certifications d’identité comme openID…

Y’en a-t-il d’autres ?


Conférence de presse d’Esther Duflo (1)
envoyé par larepubliquedesidees. - L’info video en direct.

La tension immuable entre les anciens et les modernes

Depuis, l’écho de cet avertissement socratique revient régulièrement à nos oreilles: l’ancienne génération nous met en garde contre les nouvelles technologies et déplore une société qui abandonne petit à petit ces médias «sains» avec lesquels eux ont grandi, ignorant vraisemblablement qu’à l’époque, on les considérait comme dangereux.”

extrait de fuyez les livres, fuyez l’école fuyez Facebook

http://www.slate.fr/story/17675/fuyez-les-livres-fuyez-lecole-fuyez-facebook

Un bon article sur les commentaires laissés par les contemporains des principales inventions de technologies intellectuelles.

C’est intéressant car cela montre le dialogue traditionnel entre l’innovation et la tradition : les anciens et les modernes.

Une image me vient : celle d’Eric le viking au bord de la fin du monde, le bateau au dessus de chutes d’eau insondable, s’ouvrant sur l’infini de l’espace, une corde qu’il tient solidement accroché, à l’autre bout de la corde, le rocher auquel elle est accrochée.

Au final l’objectif c’est de voir que cette tension est immuable et qu’elle a bien finalement une raison d’être, celle de permettre d’avancer sans pour autant sombrer et en ayant fait un choix non par défaut mais raisonné.

Dans tous les cas cette énumération montre bien l’évolution entre démocratisation de l’accès (à l’information, à la prise de décision), innovation technologique et innovation de rupture et développement des technologies intellectuelles et exponentialité des contenus.

Sur ce dernier point, au vu des critiques récurrentes adressées de Platon à nos jours, on peut aussi en déduire que face à cette exponentialité, il y a eu développement de la lecture rapide, de la mémorisation et que finalement en quelques siècles, très rapidement donc, on est arrivé à traiter ce qui au départ était vécu comme un obstacle infranchissable.

Est-ce alors à dire que ce que Nicolas Carr affirme [à propos d’]’Internet qui diminue notre attention et dégrade notre capacité à raisonner pourrait alors être un indice de ces changements plutôt qu’une dégradation de nos capacités de réflexion ? La problématique des anciens et des modernes s’exprimerait alors probablement sous cette forme “dégradation versus reconfiguration cognitive” ?

La difficulté actuelle, plus que cette exponentialité, réside donc à mon sens dans le temps consacré à cette évolution. Il est fort probable que nous devions inventé plus rapidement qu’avant les moyens pour traiter cette exponentialité. C’est probablement l’enjeu essentiel : le traitement du temps.

Pour finir sur cet article, il s’agit bien sur d’un point de vue. L’auteur a choisi ses arguments en fonction de sa thèse. cela ne signifie pas que cela soit parole d’évangile, notamment parceque, comme il le rappelle, les recherches ne sont pas fixées. Mais cela donne un cadre acceptable à la réflexion.